Elle dévale les escaliers. Vite. De plus en plus vite.
Son corps lui semble tellement lourd, les marches arrivent tellement vite.
Elle sent son pied dans le vide et soudain tout son poids bascule en avant.
Elle veut crier mais elle n'en a pas le temps, son souffle se coupe, elle sait qu'elle va rouler dans les escaliers. La peur glace son corps et le paralyse.
Elle se sent légère, comme si elle volait.
Avant qu'elle ait réalisé, elle se retrouve en bas, sur ses deux pieds. Le contact dur du sol la ramène a la réalité, la gravité reprend ses droits, son corps retrouve son poids et elle s'effondre.
- "Aïe mes coudes!"
Elle veut se relever mais elle est tout engourdie, ses membres semblent peser une tonne, il lui faut fournir un effort désespéré pour lever la tête.
Elle se laisse retomber.
Allongée face contre terre, le bruit des balles étouffés par les étages, elle essaye de reprendre ses esprits à voix haute.
- "Qu'est-ce qu'il m'arrive à la fin... je me sens tellement lasse...."
Elle reprend doucement son souffle et il lui semble que le sang circule a nouveau correctement dans ses veines.
- "Aaaaaah pourquoi ma main ne veut pas bouger!!! Allé bouge!"
Dans un râle elle parvint a soulever son buste. D'un élan elle se projette en arrière et se retrouve assise contre le mur de la cage d'escalier.
- "Bon, j'ai l'impression que mon corps revient à la normale. Mais je suis à quel étage maintenant?"
Elle lève la tête. Son souffle se coupe. Un air de stupeur se lit sur son visage.
Au-dessus d'elle elle peut voir des escaliers sans fin. Elle réalise qu'elle est au sous-sol. Elle est au bas des cinquante étages du bâtiment.
- "C..Co...Comment c'est possible????"
Elle repense à la sensation d’apesanteur qu'elle a ressenti dans sa chute.
- "Ce serait... mon cerveau qui a fait ça?"
Son rythme cardiaque accélère. La peur commence à l'envahir. Ses mains tremblent. Elle claque des dents.
Elle prend sa tête dans les mains et serre ses genoux contre elle.
- "C'est pas possible... c'est pas possible!!!!"
Des larmes de nerfs coulent de ses yeux grand ouverts.
- "Respire, respire ma fille, respire, tout a une explication, tout est rationnel, tu dois te calmer, tu dois te calmer, tu dois...AAAAAAAAAAAAAAAH!!!!"
Un cri strident sort de sa gorge. Le temps semble s'être figé.
En un instant les murs se fissurent.
Sous la pression la cage d'escalier explose. Le bâtiment se retrouve éventré.
Le silence.
Elle aime le silence.
Tout semble si calme.
Elle se sent tellement mieux. Tellement plus légère. La poussière des murs en charpie tombe autour d'elle comme des flocons de neige.
Elle se sent presque heureuse. Apaisée.
La lumière du jour l'a entourée de ses rayons tendres.
Elle regarde le ciel.
- "C'est tellement beau..."
Elle regarde les flocons tomber.
Elle repense à l'hiver, elle a toujours aimé regarder la neige tomber par la fenêtre de son balcon, une tasse chaude dans les mains. La sensation de picotement dans son nez quand, à chaque gorgée, la fumée chaude venait le réchauffer. Le monde semblait avoir arrêté pour quelques instants sa folie meurtrière. Tout n'était que calme et paix.
Pourquoi le temps passe si vite se dit-elle, je voudrais que ce moment ne se termine jamais...
- "On se replie! Appelez la base! On a des hommes a terre!"
Un cri étouffé attire son attention. Elle tourne la tête a droite. Ses yeux s'écarquillent.
Un homme tend sa main vers elle. Il est allongé sur le ventre et peut à peine se mouvoir, étouffé par les poussières de béton.
Dans un râle il lui demande de l'aide.
Tout s'accélère. Elle regarde autour d'elle, il n'y a plus rien, plus d'escalier, plus de toit, plus de porte. Les premiers murs sont a dix mètres d'elle.
Elle se redresse a quatre pattes, se relève, en titubant elle s'approche de l'homme.
Elle le reconnait. C'est lui qui l'a protégé des tirs dans le couloir.
- "Je vais vous aider!"
Elle passe son bras autour de ses épaules et essaye de le relever. Il est lourd.
Tandis qu'elle tente de le traîner loin du bâtiment, des bruits de moteurs se font entendre. Dans le brouillard poussiéreux elle voit soudain deux ombres qui s'emparent d'elle et de l'homme.
- "Qu'est-ce que?"
- "Ne craigniez rien on va vous mettre en sécurité!"
- "Quoi? Lâchez...!
- "Ils sont... avec moi...Aaah!"
Il lui prend le bras avant de s'évanouir.
Sans comprendre se qu'il se passe, elle se retrouve a l'arrière d'une camionnette.
jeudi 15 novembre 2012
mercredi 14 novembre 2012
Tell me about him...
Parle moi...
Oh s'il te plait.... Parle moi encore de lui....
Comme on parlerai du beau ou du mauvais temps, du prix de la baguette de pain qui a encore augmenté, de demain qui va venir quoi qu'il se passe, du voisin qui a encore laissé son chat miauler sur le balcon toute la nuit, du froid qui devient de plus en plus piquant, de la vie, du jour et de la nuit...
Parle moi de lui sans le faire exprès, comme on parle d'un exemple juste pour se sentir rassuré de ne pas être seul, parle moi de lui de façon détaché, comme s'il était flou ou perdu dans un épais brouillard....
Mais surtout dis moi, ce qu'il fait, ce qu'il pense, ce qu'il dit, ce qu'il vit...
Mais qu'il ne soit pas le sujet principal de la discussion, qu'il ne soit pas trop présent, qu'il soit là sans être là, que son histoire n’oppresse pas le moment présent, afin que je puisse déguster chacun de tes mots, comme un chocolat que l'on mange délicatement afin que l'alcool ne nous brûle pas les papilles...
Il est si délicieux que je ne veux pas le finir trop vite... Comme un diabétique qui n'aurait droit qu'a ce chocolat, celui-là uniquement, et ce pour toute sa vie....
Parle moi de lui comme on évoquerai un souvenir d'enfance, si lointain, si brumeux, qu'on en viendrais a se demander si on l'a vraiment vécu ou si ce n'est que le fruit de notre imagination....
Réapprend moi a le connaitre, calme mon âme avec tes mots, rassure moi avec ses pensées...
Dis moi qu'il est loin et que je ne crains rien.
lundi 27 août 2012
samedi 11 août 2012
Flashback
Il suffit de ranger quelques photos, même des mois après, pour qu'un seul regard figé à un instant du passé me glace jusqu’à en avoir des frissons par 38°C à l'ombre.
Et plus je regarde ton attitude sur cette photo, plus je vois ton regard noir sur cette photo, plus je comprend quelle horreur j'ai créé, quelle haine a noirci ton coeur.
Pourquoi? Pourquoi ne veux-tu pas venir me noyer dans la boue de tes chaussures et déverser cette haine sur moi???
Cet affrontement j'en ai besoin....
Car j'ai su, à cet instant précis, quand j'ai revu cette photo, j'ai su que j'ai fais la plus horrible connerie de toute ma vie, j'ai su que tu étais parfait pour moi, j'ai su que jamais le mal ne sera réparé, j'ai su que toute ta vis tu me haïrais, et j'ai su que toute ma vie, a chaque instant où je te reverrais, j'aurai ce frisson, ce froid glacé sur mon corps, dans mon coeur, même par une chaude soirée d'été....
mercredi 13 juin 2012
Affiches danse 2012
Je vous poste ici les dernière créas que j'ai faite en tant que graphiste par passion. Je compte bientôt me mettre à mon compte :)
Voici donc deux affiches pour les spectacles de danse de mon école :
Voici donc deux affiches pour les spectacles de danse de mon école :
Donnez moi vos avis! ^^
dimanche 10 juin 2012
À toi
Je voudrais parler de ma maman.
C'est quand même une chose merveilleuse une maman.
La mienne à eu une vie pas vraiment rose, mais elle est toujours la.
Elle a tellement perdu espoir en la société qu'elle à décidé de se faire son propre monde, sa famille. Et nous sommes arrivés.
Bon mon frère aurait du arriver plus tard mais la vie en à voulu autrement. Personnellement je suis très contente du résultat, je n'aurais pas pu rêver d'un meilleur petit frère. Maman à bien travaillé. Pourtant en la voyant on pourrait en douter. Si frêle, si fragile. Si souffrante.
Je crois que j'ai toujours connu maman malade. Elle souffre depuis si longtemps. Je ne sais pas pourquoi elle est devenue comme ça. Je penses qu'elle ne veut pas se l'avouer mais qu'au fond elle le sait.
Elle a toujours dit que nous étions ses petits soleil, ses petits miracles, ses merveilles. Je penses que nous lui avons apporté l'amour dont elle avait tellement besoin.
Je voudrais te dire merci maman. Merci pour tout ce que tu as fais et que tu fais encore. Merci d'avoir toujours été la, merci d'avoir toujours été toi même si parfois c'était dur, ça m'a apporté tellement. Merci de toujours penser à nous, merci de ton amour.
Je t'aime maman.
C'est quand même une chose merveilleuse une maman.
La mienne à eu une vie pas vraiment rose, mais elle est toujours la.
Elle a tellement perdu espoir en la société qu'elle à décidé de se faire son propre monde, sa famille. Et nous sommes arrivés.
Bon mon frère aurait du arriver plus tard mais la vie en à voulu autrement. Personnellement je suis très contente du résultat, je n'aurais pas pu rêver d'un meilleur petit frère. Maman à bien travaillé. Pourtant en la voyant on pourrait en douter. Si frêle, si fragile. Si souffrante.
Je crois que j'ai toujours connu maman malade. Elle souffre depuis si longtemps. Je ne sais pas pourquoi elle est devenue comme ça. Je penses qu'elle ne veut pas se l'avouer mais qu'au fond elle le sait.
Elle a toujours dit que nous étions ses petits soleil, ses petits miracles, ses merveilles. Je penses que nous lui avons apporté l'amour dont elle avait tellement besoin.
Je voudrais te dire merci maman. Merci pour tout ce que tu as fais et que tu fais encore. Merci d'avoir toujours été la, merci d'avoir toujours été toi même si parfois c'était dur, ça m'a apporté tellement. Merci de toujours penser à nous, merci de ton amour.
Je t'aime maman.
mercredi 6 juin 2012
Qui ose peindre mes roses en rouge....
Je sais que c'est idiot, que ce n'est que du sado-masochisme, du remuage de couteau dans la plaie.
Mais un mail, un message, ne serait-ce qu'un seul mot de toi, me ferais tellement de bien.
Tu sais, je n'ai rien oublié, je parle des bons moments bien sur, car toi non plus tu n'as rien oublié bien sur et encore moins les mauvais moments.
Je n'ai pas oublié la façon que tu avais de te tenir, de ton nez trop long que tu as toujours détesté, de ta façon de trembler quand quelque chose t'énervais et que tu voulais avoir raison.
J'étais dans ma voiture, je rentrais chez moi ce soir, et je repensais à la façon que tu avais de te tenir au volant de ta...205 - il me semble que c'était une 205 - et de la façon dont tes mains tenaient et tournaient le volant, passaient les vitesses, appuyaient sur tout les boutons possibles en même temps, car un vrai pilote est capable de faire plusieurs choses de façon simultané, et tu voulais tant devenir pilote.
Je n'ai pas oublié ta voix, et ton rire, aigu, qui retroussait la peau de ton nez couvert de taches de rousseurs. Tu ne les aimais pas non plus il me semble.
Et je n'ai pas oublié, la façon dont tes yeux paniquaient quand tu réfléchissais, quand tu cherchais une réponse dans ta tête... la façon dont ils brillaient quand tu étais heureux...la façon dont ils étaient durs quand tu avais un reproche à faire.
C'est dingue, je me rappelle même l'implantation de tes cheveux. Qu'elle stupidité, quelle débilité, quelle faiblesse.
Et c'est dans ces moments là que je me rend compte à quel point l'amour est dangereux.
On s'imprègne de l'autre à tel point qu'on se convainc de ne plus exister, que l'on s'en oublie. Je me suis tellement oubliée.
J'ai passé 4 ans à vouloir te perdre. Mais il semble bien que je me sois perdue avec.
Par contre, je ne me rapelle absolument pas de ton corps. En dehors de ta tête et de tes mains, il ne me reste aucune image de ton corps nu. Il ne me revient aucune sensation de nos nuits. Du moins je n'ai plus aucun souvenir à partir de notre première fin.
Je me souviens de l'époque où je t'aimais. Quand nous nous sommes cherché, comme chien et chat, quand nous nous sommes retrouvé mal à l'aise l'un en face de l'autre, quand enfin nous nous sommes trouvé, quand le lendemain j'étais tellement euphorique que je me suis levée 1h trop tôt, chose qui ne m'arrive jamais car je suis une vraie marmotte et que je détestais aller en cours.
Je me souviens de certains moments où nous étions sans cesse en train de nous bécoter devant les regards jaloux de nos camarades, et ceux de nos professeurs, qui trouvaient cela irrespectueux de notre part.
Mais nous on s'en foutait, on était bien, on aurait vécu que nous deux, ça nous suffisait. Putain de monde pourri de merde.
Je n'aurais pas du te rencontrer. Je ne suis pas faite pour le bonheur. Je t'ai volé le tiens, pour longtemps encore j'en ai peur. Je ne méritais pas de tomber amoureuse, pas à ce moment là. Je n'aurais pas du te rencontrer.
j'ai du faire des choses horrible dans une ancienne vie pour que mon karma me fasse endurer ça. Mais encore que je souffre, admettons, mais que je te fasse souffrir.... en fait justement c'est parce que je sais que je t'ai fais souffrir et que tu en souffre encore que je souffre autant....Si j'ai fais des choses affreuses, c'est une juste punition.
Je penses que j'en souffrirais encore toute ma vie. On aime qu'une fois. Une seule fois comme ça. Et j'ai tout foutu en l'air pour de stupides raisons. Pour de l'orgueil. Pour de la gloire....
En fait, je penses que j'ai tout raté depuis que je suis née. Je ne me suis pas donnée à fond à la danse alors que j'ai toujours adoré ça et que j'avais une prof qui pouvait m'aider à réussir. Bien sur ma psy me dit que c'est à cause de ma mère, qui a reporté sa peur de tout sur moi. La danse était dangereux si on s'y donnait à fond.
J'ai eu de bonnes notes jusqu'au collège, mais sans faire grand chose.
Je n'ai pas eu le courage de faire un choix au lycée. J'aurai pu partir dans les arts, le chant, la danse, la musique. Mais quand on vient de la campagne il est hors de question de penser à un métier qui ne soit pas accessible sur place. Monter à Paris pour tenter de percer dans un métier artistique aurait été pure folie. D'ailleurs beaucoup s'y sont cassé les dents.
Mais eux au moins n'ont pas le regret de ne pas avoir essayé.
Peut être ma mère avait-elle peur que je réussisse à être heureuse là où elle avait lamentablement échoué.
Et la seule chose de merveilleux qui m'est arrivé, je l'ai bêtement écrabouillé, froissé, déchiré, jeté aux ordures. Comme un vulgaire déchet. Je t'ai jeté aux ordures. Toi. Toi qui était loin d'être un déchet.
Tu voulais tellement la même chose que moi dans le fond. Te barrer. Quitter tes parents. Tu étais oppressé.
Et tu as réussi. Tu vis loin d'eux, loin de toutes les pressions qu'ils exerçaient sur toi. Tu ne les revois que rarement.
Mais je sais que tu n'es pas heureux. Tu travailles dans l'aéronautique, certes, mais tu n'es pas pilote. Cependant tout comme eux tu collectionne les pin up. Mais aucune ne te conviens pour que tu l'épouse.
Peut-être ne veux-tu plus t'engager. C'est dangereux de s'engager, on est pas sur d'avoir la force de repartir une fois passé le cap.
Et ça je sais que c'est ma faute. Tu as voulu croire en moi à nouveau, et j'ai voulu croire en nous à nouveau. Mais j'étais déjà perdue. Trop loin. Tellement loin que tu ne risquait plus de me voir. Et comme j'étais trop loin pour te voir aussi, je t'ai abîmé en voulant te prendre la main, je me suis raté et je t'ai arraché le coeur.
Son sang à fait pousser autour de moi des rosiers aux épines saillantes, que j'ai entretenu toutes ces années. Pour me punir. Pour m'infliger la douleur que je t'ai infligé.
J'ai déchiré mon coeur à ces épines. J'ai offert mon corps à ces épines. J'ai délavé mes yeux à leur poison...
Et alors que je pensais être totalement vidée de toi, lavée de ces émotions humaines, voici qu'une simple, une ridicule seconde, un éclair, j'ai revu ton visage. J'ai retrouvé ton fantôme, si près, si proche....
Trop près. Mon coeur s'est rouvert en deux. Les épines sont rentré plus profond, la sève les a regonflé de poison, mon sang à redonné leur couleur macabre à ses fleurs.
C'est un beau rosier. C'est résistant un rosier tu sais. Et j'y resterais empalée, le coeur en charpie, pour le reste de ma vie.
Inscription à :
Articles (Atom)
